3 questions à Kiddy Smile, artiste et danseur

Ils font la nuit parisienne et documentent sur les réseaux sociaux leur nouvelle manière de résister, de danser et de s’aimer. Jeunes gens modernes qui donnent à voir la B.O. d’une génération obsédée par le vivre vite, Mixte est parti à leur rencontre. Comment passer à côté de Kiddy Smile, artiste au voguing ravageur ?
Kiddy Smile
Kiddy Smile par Jérôme Lobato.

Mixte Tu aimes quoi, la nuit ?

Kiddy Smile C’est peut-être cliché, mais j’aime essentiellement la nuit pour écouter de la musique et danser.

M. Des influences ?

K.S. Le danseur de voguing Willi Ninja, évidemment ; Grace Jones, qui est une grande source d’inspiration, et la bande des club kids de New York, qui m’a permis de trouver mon style vestimentaire, d’associer mode et sportswear, masculin et féminin.


M. Ta nuit est militante ?

K.S. J’aimerais le croire, mais je pense que le militantisme est plus sur le terrain et dans les associations que sur les dancefloors. Je reste toujours stupéfait de voir que ce sont les minorités black et gay qui ont construit le clubbing actuel, et que souvent ils n’ont plus leur place dans ces lieux dont ils sont la source.