5 questions à Dustin Muchuvitz, DJ et muse fashion

Notre série de portraits by night continue. Rencontre avec cette nouvelle génération de club kids – improvisés tout à la fois DJ’s, organisateurs, performers et icônes du futur – qui impose à coups de looks extravagants, de postures radicales, de post Instagram et de défonce en règle, sa loi.
Dustin Muchuvitz
Dustin Muchuvitz porte une veste Levi's - portrait par Jérôme Lobato - Make up yann boussand larcher - coiffure rudy marmet

Mixte Tu t'appelles ? 

Dustin Muchuvitz Dustin.

Mixte Tu aimes quoi, la nuit ? 

D.M. Une certaine forme de liberté, le contraste entre ce que je vis la journée en étant habillé comme je le suis, et la manière dont c’est perçu la nuit. Les regards n’ont plus du tout le même impact. 

M. Un look spécifique ? 

D.M. Je ne change pas forcément de style, mais disons que le jour je fais plus attention. En rentrant de soirée habillé et maquillé, je me fais souvent insulter, courser ou agresser. Ce qui ne m’arrive pas dans les lieux que je fréquente la nuit. 

M. La nuit qui t’inspire ? 

D.M. J’aime beaucoup Susanne Bartsch, sa démarche. À son époque, sortir en club était déjà en soi une performance. J’aurais aimé connaître la grande période du Palace où la nuit s’inventait, où la folie était un exutoire, toutes les choses qui ont disparu aujourd’hui. Je trouve que les gens qui sortent se prennent trop au sérieux, qu’ils ont une idée trop arrêtée de ce que devrait être la nuit et qu’ils se ferment à tout ce qu’il est possible de faire. 

M. La nuit est militante ? 

D.M. Elle peut l’être, mais souvent elle ne l’est pas, parce qu’elle est trop formatée.