5 questions nocturnes à Dora Diamant, dj et photographe

A quelques jours des élections présidentielles, Mixte est allé rencontrer ceux qui font la nuit, en documentant sur les réseaux sociaux leur nouvelle manière de résister, de danser et de s’aimer. Jeunes gens modernes donnent à voir la B.O. d’une génération obsédée par le vivre vite et le lâcher prise, dernières extravagances d’une société qui n’en finit plus de se chercher.
Dora Diamant
dora diamant - look personnel - Photo : Jérôme Lobato - réalisation : Ariel Kenig - Make up : Yann Boussand Larcher @ call my agent - Coiffure : Rudy Marmet @ call my agent 

Mixte Tu fais quoi, la nuit ? 

Dora Diamant Je prépare des bordels désorganisés dans lesquels on écoute de la musique, on se la colle et on danse. Et puis, je passe des disques un peu partout, enfin surtout là où on veut de moi. 

M. Quelle bande-son ? 

D.D. De la disco, de la new wave et tard dans la nuit de la mauvaise pop française. 

M. Tu aimes quoi, la nuit ? 

D.D. Faire l’andouille, rencontrer des filles, retrouver les copains, me préparer, me maquiller, me remaquiller, et remplir la journée du lendemain de trous et de vides. 

M. Qu’est-ce qui doit changer ? 

D.D. Cette obsession pour la musique sans textes, j’aime quand c’est pop et même rétro. Je suis un peu la danseuse saoule qui aime hurler les paroles et me rouler par terre. 

M. Ta nuit est militante ? 

Évidemment, dans le sens où les gens qui vont s’accrocher à la nuit ne sont peut-être pas capables de s’en sortir le jour.