Dis Betty, tu fais quoi la nuit ?

Ils rêvent le jour et travaillent quand les clubs s'ouvrent. Mixte continue sa galerie de portraits nocturnes et militants. L'occasion de rencontrer Dj Betty, qui nous parle de club et d'influences populaires. Par ici la Jamaïque, Londres et le Portugal...
Betty porte une veste NikeLab ACG Alpine Nike. Photo : Jérôme Lobato. 
Betty porte une veste NikeLab ACG Alpine Nike. Photo : Jérôme Lobato. 

Mixte Tu fais quoi, la nuit ? 

Betty Je suis DJ en club, pour la radio Rinse.fm et pour la House of Mizrahi, l’une des plus vieilles maisons de la scène voguing. 

M. Ta bande-son ? 

B. Je suis influencée par la musique électronique qui découle des sound-systems jamaïcains et de leurs mutations britanniques. J’aime ce qu’on appelle la club musique, les musiques liées à des danses populaires, à certaines cultures et villes, comme la UK bass à Londres, le Kuduro au Portugal… 

M. Ton désir pour la nuit ? 

B. J’aimerais que les clubs technos s’ouvrent enfin à autre chose, à plus de diversité, davantage de prises de risques, de fun. Qu’ils fassent confiance aux gens qui ne sont pas les bons élèves de la techno qui, au départ, était une prise de risque, même si aujourd’hui on est plus dans le confort. 

M. Ta nuit est militante ? 

B. Pour moi, une nuit idéale est à la fois militante et politique. C’est un endroit où tout le monde peut être ce qu’il a envie d’être, un lieu où on peut exprimer son identité à travers la danse, comme le voguing. La nuit est d’abord l’expression d’une communauté.