Le Zimbabwé voit la vie en rose

Pour dénoncer le mauvais oeil que l'Occident porte sur l'Afrique, l'artiste Rachel Monosov a repeint un village du Zimbabwé tout en rose et propose des sachets de terre locale à vendre. Une initiative à découvrir au premier salon d'art africain à Paris.
Habitants du Pink Village
Habitants du Pink Village

Pendant un mois, 3 artistes internationaux venant de New York, du Surinam et d’Israël, se sont mêlés à 10 artistes Zimbabwéens : ils ont vécu et travaillé ensemble.  Initiée par la galeriste new-yorkaise Catinca Tabacaru et le commissaire d'exposition africain Raphael Chikukwa (pavillon Zimbabwéen, Biennale de Venise 2013), la résidence a permis de confronter les regards et d'interroger notre rapport sur un pays en pleine transition. Que se passe-t-il quand on ne donne pas aux gens ce dont ils ont besoin pour leur survie mais un cadeau, qu’un artiste souhaite voir réalisé pour des raisons de forme ? Travaillée par cette question, l'artiste israëlienne Rachel Monosov, qui vit à Berlin, a proposé de repeindre les cases en terre de Dzimbanhete, village à 25 km de la capitale Harare, tout en rose. "Pink Village" est un travail in situ mixant peinture, video, photo et qui se prolonge à chaque exposition par une performance appelée Land for sale, où l'artiste et son acolyte Admire Kamudzengerere vendent des sachets de terre locale... Pour critiquer la commercialisation contemporaine des ressources et de la culture africaine.

Découvrez l'ensemble des travaux du collectif (exposition Zig Zag Zim) à l'occasion de l'AKAA (Also Known As Africa), première foire d'art africain à Paris, qui se tiendra du 10 au 13 novembre 2016 au Carreau du Temple, Paris.