Luke Edward Hall ou le dessin made in U.K.

Tissus, décoration d'intérieur, céramiques... Luke Edward Hall multiplie avec une facilité étonnante les supports d'expression. Ses influences british nourrissent un univers à la Cocteau, fantasmatique et chaud. Rencontre.
Luke Edward Hall - portrait : Nicolas Wagner
Luke Edward Hall - portrait : Nicolas Wagner

“Dès l’âge de 15 ans, j’ai su que je voulais aller à la Saint Martin’s, c’est d’ailleurs la seule école à laquelle j’ai postulé. J’ai vécu trois ans dans le quartier de Bethnal Green pendant mes études, à une époque où tout l’Est londonien était en plein essor. Une période de fête incroyable, même si mes références de travail sont plutôt nostalgiques. Je suis un grand fan des années 1930 et 1940, qui devaient être des époques formidables. J’adore le travail de Cecil Beaton, Rex Whistler, Stephen Tennant, et je suis aussi fasciné par cet esprit de groupe qu’on ressent entre eux et les autres artistes de l’époque. J’ai étudié la mode masculine, même si je me suis dirigé vers le design d’intérieur avant de me lancer dans l’illustration, et j’ai d’ailleurs collaboré avec la maison Burberry en 2016. Je n’aime pas me définir comme un artiste car je n’ai pas un parcours classique. Ce qui qualifie le plus mon travail ? Peut-être la couleur, avec un sens de l’histoire et du storytelling. Il y a un côté très british, mais je ne saurais pas dire pourquoi. L’une de mes références principales est le Bloomsbury Group. Ils étaient britanniques mais très influencés par l’Europe. Leur credo était la décoration, que ce soit sur des éléments de mobilier, des tissus… C’est vrai que les Anglais ont un sens très développé de la couleur et du motif pour la déco de leur intérieur comme dans leur style personnel, peut-être parce qu’il fait si gris chez nous.” 

Exposition prévue ce printemps à l’Alex Eagle Studio, à Londres. 

https://lukeedwardhall.com/