Moi (Giada Forte)

Forte Forte est avant tout une histoire de famille. Fondée par Giada et Paolo Forte, la marque propose vêtements délicats et poétiques, dessinés et imaginés par Giada Forte. Diplômée d’une maîtrise en knitwear design, la créatrice se plaît à réinventer un vestiaire féminin saison après saison, en puisant son inspiration dans ses voyages et ses racines italiennes.

“Je ne me considère pas vraiment comme une créatrice de mode… Je possède une sensibilité textile très développée, qui a sans doute à voir avec l’histoire de ma famille. Après la guerre, ma grand-mère a monté son entreprise de maille, qui fournissait de grands designers français comme Sonia Rykiel ou Christian Dior. Je me revois jouer avec des tissus, sentir l’odeur de la laine… Pour moi, le vêtement est avant tout l’alliance d’un fil et d’un tissu, sa forme et sa coupe viennent ensuite. J’ai toujours beaucoup voyagé, et je me rends sur les marchés locaux dès mon arrivée, car ils me permettent de sonder l’âme du lieu. Je suis également passionnée par les marchés vintage. Ma mère, qui portait exclusivement des pièces des années 1930-40 m’a transmis sa passion pour l’ancien et m’a fait comprendre qu’il n’y a rien de plus beau qu’un vêtement qui a une âme. C’est quelque chose que l’on retrouve chez Forte Forte, car je m’efforce de créer des pièces que mes clientes peuvent s’approprier, un peu comme si elles les avaient toujours portées, et qu’elles sont capables de garder toute leur vie. Pour ma collection d’été, j’ai voyagé au Mexique, dans la région du Yucatán où j’ai visité beaucoup d’haciendas. Je me suis imprégnée de la culture mexicaine, qui est aussi très spirituelle, du mélange entre les us maya et la colonisation. J’ai ensuite imaginé des vêtements à base de tissus très organiques comme les gazes et les voiles, et de toiles que j’ai trouvées au marché. Pouvoir mêler mes deux passions est essentiel, à tel point que j’habitue ma fille de 3 ans à me suivre partout où je vais. Elle m’a déjà accompagnée au Mexique et en Indonésie, avec juste un sac sur les épaules !”