Rétrospective Stephen Shames : voyage en alter-Amérique

Black Panthers, garçons du Bronx ou déshérités de Brooklyn... Le photographe Stephen Shames a saisi l'envers de la société américaine des années 60 et 70 ; celle qui, derrière la consommation de masse et le confort pavillonnaire, s'est battue pour ses droits et l'amélioration de ses conditions de vie.
Funérailles de George Jackson, Oakland, 28 août 1971 © Stephen Shames / courtesy Steven Kasher Gallery
Funérailles de George Jackson, Oakland, 28 août 1971 © Stephen Shames / courtesy Steven Kasher Gallery

Dans la lignée de Jacob Riis et de Lewis Hine, figures tutélaires de la photographie américaine témoignant du réel, Stephen Shames a représenté une Amérique des années 60, 70 et 80 secouée par ses luttes raciales et traversée par la pauvreté, comme le revers d'une médaille trop dorée. Activiste, son amitié avec Bobby Seale, fondateur en 1966 du Black Panther Party For Self Defense, le conduit à photographier le mouvement de l'intérieur. L'exposition qui s'ouvre à la Maison de la Photographie Robert Doisneau à Gentilly, pour la première fois en France, rassemble différentes séries de l'artiste. Une rétrospective qui fera date. 

Jusqu'au 14 janvier 2018 à la Maison de la photographie Robert Doisneau (94). 

Mardi 12 décembre à 18h30 : soirée spéciale "Black Panthers", avec visite commentée de l'exposition et projection du film BLACK PANTHERS d'Agnès Varda (1968, 28 minutes, N&B), tourné à Oakland (Californie) au cours des manifestations autour du procès de Huey Newton, leader des activistes noirs…