Simon Thiébaut, artiste transgenre et oiseau de nuit

Après Dustin Muchuvitz, Kiddy Smile et Dora Diamant, c'est au tour de l'organisateur des soirées ParkingStone, par ailleurs égérie Koché, de répondre à notre questionnaire express sur la nuit militante. Alors elle est comment, ta nuit ?
Simon Thiébaut - photo : Jérôme Lobato - Coiffure : Rudy Marmet - Make-up Yann Boussand Larcher
Simon Thiébaut - photo : Jérôme Lobato - Coiffure : Rudy Marmet - Make-up Yann Boussand Larcher

Mixte Elle est comment, ta nuit ? 

Simon Thiébaut J’y suis par intermittence, j’organise mes soirées, je suis invité à mixer à droite et à gauche, et je garde toujours un pied dans l’art. Indépendamment de ma pratique plastique, je suis en train de créer un fanzine avec des amis. Je cherche aussi un grand espace vers Pantin où organiser des expos, des launchs, des soirées et plein d’autres choses. 

M. Tu aimes quoi, la nuit ?

S.T. Je ne travaille que la nuit, je ne fais rien de concret de mes journées, je ne sais pas pourquoi. Il n’y a que la nuit que j’arrive à être productif et à avancer, la journée me bousille les idées. Le rapport aux gens reste incomparable également. 

M. Ta nuit est militante ? 

S.T. Par mon apparence transgenre déjà, mais aussi par le fait de sortir en journée tel que je suis, sans me mettre de limite ni avoir peur d’autrui. La nuit, indirectement, peut être politique, dans le sens où c’est une sorte de lâcher prise, par rapport à la société dans laquelle on vit, qui révèle les malaises de notre époque.