À la tête de la direction artistique de Gucci depuis maintenant un peu plus d’un an, Demna vient de dévoiler sa toute première campagne. Et comme à son habitude, il a fait dans la démesure, cette fois-ci en photographiant lui-même 84 images afin de faire incarner la nouvelle orientation de la maison italienne.

Depuis ses débuts chez Gucci, Demna fait ce qu’il sait faire le mieux. Penser la marque comme une incarnation de son époque et une héritière de l’Histoire, tout en y saupoudrant une bonne dose de pop culture et de culture internet. Après avoir marqué la fashion week de Milan en septembre 2025 avec son film-défil “The Tiger” et son vrai premier défilé en mars dernier, le designer/agitateur vient donc de dévoiler sa toute première campagne qu’il a réalisé en tant que photographe.

Au programme, 84 images pour 84 looks où figure un collectif d’invidu·e·s sensé·e·s incarner la nouvelle génération de la marque italienne qui s’amuse des codes de la maison en mêlant héritage et modernité en allant piocher ici et là des références aux archives et créations inédites. Côté vêtement, on retrouve des tailleurs ajustés, des silhouettes entièrement travaillées en cuir et en daim, des manteaux texturés, ou encore des ensembles en soie aux imprimés équestres. Sans oublier bien sûr les pièces du soir inspirées de la lingerie (revival porno chic oblige).

Mais c’est aussi et surtout via l’accessoire que le créateur s’amuse en revisitant par exemple les foulards emblématiques de la maison, ou en proposant des ballerines inspirées de la bagagerie Valigeria (maintenant aussi dispo en versions masculines, tout comme des mocassins à la construction souple. Le tout bien sûr sans oublier les sacs avec le Jackie 1961 qui se décline ici dans de nouvelles proportions, tandis que le Dionysus adopte une allure plus affirmée et anguleuse. Enfin, le sac Paparazzo — qui intègre les codes emblématiques de la Maison avec la bande Web et le mors Horsebit — s’impose comme l’une des pièces signatures de cette nouvelle page écrite par Demna, qui semble décidément se plaire à jouer les narrateurs omniscient.

Plus d’infos sur Gucci.com