Il y a des têtes que l’on repère de films en films, sans vraiment pouvoir encore les identifier. Ce genre de talent que l’on remarque, au fil des récits, pour finalement bien imprimer la rétine. Gina Jimenez est de ceux-là. Quand elle arrive, Gina est accompagnée de Tony, son adorable caniche toy qui la suit autant que possible. À peine installée, elle discute, dit beaucoup “tu vois ce que je veux dire ?”, pour être sûre d’être bien comprise. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a écrit un seule en scène, “Un trou au cœur”, un spectacle intime dans lequel elle explore un regard sensible sur sa vie, sa famille, ses amours, son genre, mais surtout ses blessures, au sens propre comme figuré. Récemment, on l’a vue dans la comédie décalée “La Poupée”, premier long-métrage de Sophie Beaulieu, où Vincent Macaigne vit une histoire d’amour avec une poupée gonflable qui devient humaine. Un peu avant, on a pu la voir dans le futuriste “Chien 51” de Cédric Jimenez ou dans “L’Amour ouf” de Gilles Lellouche. Début 2027, elle sera à l’affiche du premier film réalisé par Théo Hellermann, acteur franco-autrichien, déjà vu dans “Titane”. Du cinéma indépendant aux blockbusters français, Gina Jimenez trace son chemin.