En attendant l’arrivée de Demna, la maison italienne a choisi de dévoiler sa nouvelle collection croisière à Florence, ville natale du fondateur Guccio Gucci, au sein même du Palazzo Settimanni abritant les archives Gucci. Un retour gagnant.

Si Gucci a traversé des périodes instables et incertaines ces dernières saisons, la maison italienne semble vouloir faire passer le message selon lequel l’avenir sera bien meilleur. Et c’est sans doute pour cette raison que la marque a choisi d’aller présenter sa collection croisière à Florence, où elle a été fondée il y a 104 ans. Histoire d’affirmer un peu plus son histoire et son ADN, Gucci a choisi d’investir plus particulièrement le Palazzo Settimanni, un bâtiment florentin du XVe siècle qui abrite aujourd’hui les vastes archives de la maison.

“Revenir à Florence — et plus précisément au Palazzo Settimanni — est à la fois un hommage et une déclaration d’intention”, a déclaré Stefano Cantino, PDG de Gucci, dans un communiqué publié avant le défilé. “Les archives ne sont pas seulement un lieu de mémoire : c’est un espace vivant où les codes identitaires de Gucci sont conservés et réinterprétés dans un dialogue permanent. Présenter la collection Croisière 2026 ici réaffirme notre lien avec l’héritage culturel et artisanal qui nous définit, tout en le projetant dans l’avenir avec cohérence et ambition”.

CQFD. Florence était donc le meilleur endroit où présenter cette collection réalisée par le studio Gucci et reprenant les codes emblématiques de la maison à travers les âges : sur le catwalk, les mannequins portaient des tailleurs sharp et des jupes crayons en cuir brillant, typiques de Sabato De Sarno, des fausses fourrures et des pièces en dentelle façon lingerie très époque Tom Ford, ou encore des robes romantiques et chemisiers à col lavallière coloré·e·s rappelant l’exubérance d’Alessandro Michele.

Outre ce voyage à travers les différentes époques emblématiques de Gucci, la collection mettait également en valeur la riche histoire textile de Florence, qui a prospéré au XIVe siècle avec ici des brocards scintillants utilisés pour confectionner des vestes doublées de fourrure, des velours colorés ornant des pantalons taille haute et moulants ou des robes et des jupes taillées dans des dentelles florales. Le tout sans oublier un ultime clin d’œil à Florence avec le dévoilement du nouveau sac Gucci Giglio, un grand cabas doublé de la bande Gucci qui tire son nom du mot italien pour « lys », la fleur symbolisant Florence depuis le Moyen Âge. Bref, Gucci sait quoi faire quand il s’agit de raconter sa mode.