Pour célébrer les fêtes de fin d’année, Dior s’offre un détour par le cinéma d’animation en confiant au réalisateur des “Triplettes de Belleville”, Sylvain Chomet, la réalisation d’un court-métrage inédit. Entre Hollywood, haute couture et personnages fantastiques, la maison française revisite son histoire dans un conte aussi drôle que poétique, porté par un casting cinq étoiles.

Et si cette diva de Marlène Dietrich avait besoin d’une nouvelle robe Dior en urgence pour les besoins d’un tournage hollywoodien ? (“No Dior, no Dietrich”, les vrai·e·s savent…). C’est le point de départ de “Les Couleurs de la nuit, par Christian Dior”, un court-métrage d’animation imaginé par Sylvain Chomet, réalisateur français à qui on doit notamment “Les Triplettes de Belleville” (2003) et “L’Illusionniste” (2010). Pour cette fantaisie cinématographique, Dior est donc allé puiser dans ses archives et a convoqué quelques figures emblématiques de son histoire, à commencer par son fondateur et la légendaire actrice allemande, dont l’amitié a marqué les liens de la maison avec le septième art.

Tout commence à Los Angeles, sur un plateau de tournage. Alors que Marlène Dietrich s’apprête à passer devant la caméra, le réalisateur décide soudainement d’abandonner le noir et blanc au profit du Technicolor. Problème : il faut désormais trouver une robe à la hauteur de cette révolution chromatique. Direction Paris, où les ateliers Dior sont sollicités pour confectionner en une nuit une création spectaculaire, librement inspirée de l’iconique robe Junon de 1949. Une intrigue qui fait écho à l’une des premières inspirations de Jonathan Anderson pour sa première collection Croisière chez Dior : l’avènement de la couleur au cinéma.

Dans les ateliers parisiens, les couturières prennent alors les traits de petites abeilles ailées, en référence au surnom que Christian Dior donnait à ses artisanes. Baptisées Paulette, Yvonne et Madame Marguerite, ces héroïnes rendent hommage à trois véritables figures historiques de la maison : Paulette Boncoure, Yvonne Ansermier et Marguerite Carré, ancienne directrice technique des ateliers. Une manière de mettre en lumière le travail minutieux des petites mains, dont les gestes et le savoir-faire donnent vie aux créations Haute Couture.

Avec son esthétique et son ton reconnaissables entre mille (dessin au trait, narration fantasque…), Sylvain Chomet, grâce à son humour décalé et ses personnages expressifs, a ici parfaitement réussi à transformer l’héritage Dior en un univers animé où la fantaisie côtoie la précision du geste artisanal. Mais au-delà d’un mini-film d’animation dont on aimerait avoir la version longue, c’est surtout le casting cinq étoiles qui vient lui apporter une stature encore plus grande. Pour incarner cette galerie de personnages, Dior a réuni une distribution particulièrement prestigieuse. Robert Pattinson prête sa voix au narrateur, tandis que Louis Garrel incarne Christian Dior et Camille Cottin, Marlène Dietrich. Josh O’Connor, LaKeith Stanfield et Rihanna participent également à l’aventure, aux côtés de Nine d’Urso, Nadia Tereszkiewicz et Greta Lee, qui interprètent les trois abeilles. Cet imaginaire inédit pour la maison va d’ailleurs dépasser le simple cadre du film puisqu’il se retrouve dès maintenant au sein des vitrines des boutiques Dior à travers le monde, ainsi qu’au travers d’une collection festive de prêt-à-porter, d’accessoires et d’objets pour la maison. Bref du story-telling maîtrisé (dans tous les sens du terme).