Avec sa campagne Holiday 2026, Prada convoque la magie du dessin animé traditionnel et le charme du cinéma hollywoodien. Devant l’objectif de Glen Luchford, cinq jeunes talents du cinéma prennent vie dans des décors imaginaires dessinés à la main sous la direction de l’animateur John Pomeroy.

Vu qu’on est déjà clairement submergé·e par des images générées par IA, Prada, toujours là où ne l’attend pas, a eu la bonne idée de réhabiliter le coup de crayon. Dans sa dernière campagne Holiday 2026 baptisée “Drawing Prada”, c’est tout l’âge d’or de l’animation et des contes de notre enfance qui sont célébrés. Sous la direction artistique de Miuccia Prada et Raf Simons, la maison italienne a imaginé un univers féerique où personnages réels et illustrations se rencontrent, brouillant ainsi les frontières entre photographie, cinéma et animation.

Pour donner vie à cette fantaisie hivernale imaginée sous la direction créative de Ferdinando Verderi, Prada a fait appel à cinq acteur·rice·s internationaux·ales issu·e·s de la nouvelle génération. À savoir : Maya Hawke et Sadie Sink, toutes deux révélées par la série “Stranger Things”, aux côtés de Kelvin Harrison Jr., aperçu notamment dans “Elvis” et “Chevalier”, de l’acteur britannique Luther Ford, qui incarnait le prince Harry dans “The Crown”, et de la chanteuse et comédienne chinoise Chen Haoyu.

À y regarder de plus près, on dirait bien que ces cinq personnalités réunies dans cette succession de tableaux semblent tout droit sortis d’un livre de contes. Au fil des photographies et des courts-métrages qui composent la campagne, les protagonistes évoluent dans des paysages hivernaux peuplés de créatures fantaisistes et de personnages animaliers. Un univers volontairement irréel et enfantin, où l’imaginaire suqatte nos esprits en nous faisant référence aussi bien à des fables traditionnelles qu’à des productions du Hollywood d’antan.

Mais la véritable particularité de cette campagne se trouve dans les coulisses de sa fabrication. Pour concevoir ces décors animés, Prada a fait appel à John Pomeroy, figure historique de l’animation cinématographique, dont le travail a contribué à façonner certaines des grandes productions du genre au cours des cinquante dernières années. À la tête d’une équipe d’artistes, il a signé un ensemble d’illustrations entièrement réalisées à la main, qui viennent se superposer aux prises de vues réelles.

Chargé de photographier les cinq acteurs, Glen Luchford a ainsi adapté ses cadrages, ses perspectives, et ses éclairages aux dessins destinés à compléter les images. Le résultat ? Des compositions hybrides, à mi-chemin entre la photographie de mode et une séquence de films d’animation. De quoi donner à cette rencontre entre ces deux disciplines une dimension nostalgique de ce temps béni où on célébrait les techniques artisanales et où on donnait encore de l’importance au travail manuel de l’humain·e. À l’heure où les technologies numériques bouleversent la création, c’est particulièrement smart et bien vu. Normal, c’est Prada.