En 2026, le festival parisien fête ses quinze ans, déjà. Si les questions écologiques et politiques qu’il ambitionne de soulever depuis sa création sont plus que jamais brûlantes, l’aspect musical reste tout autant précurseur et festif. Outre les têtes d’affiche (Theodora, Gorillaz, Oklou, Sébastien Tellier, The XX), Mixte a listé cinq talents féminins à venir écouter sur scène.

1. Quendresa
© Ravi Smits

Héritière de la diaspora kosovare et profondément liée à la scène musicale de la capitale britannique, Quendresa construit une identité sonore à la croisée des mondes : des productions traversées par des 808 puissantes rencontrent des influences r’n’b. Une énergie qu’elle transpose sur scène, entourée de son groupe, où ses morceaux prennent une ampleur supplémentaire. Après un premier album sorti en 2024, “Londra”, elle a dévoilé un nouveau titre, “Rain In July / Be The One” et a posé sur des sons de Drake.

2. Tatyana Jane
© Jules Renault

Après avoir ambiancé le dancefloor du Because Beaubourg en octobre dernier et joué 99% de prods perso sur une session Boiler Room, la dj et productrice Tatyana Jane prendra les platines de We Love Green le vendredi 5 juin. Son mix de techno, dubstep et d’EDM, est aussi empreint des rythmes caractéristiques de la musique camerounaise, pays dont elle est originaire et risque bien de faire bouger les foules. Son nouvel EP, “Discordia”, sort d’ailleurs le 4 juin (Ed Banger Records). Pensé comme une “discorde intérieure”, le projet, accompagné par Pedro Winter, explore des influences multiples et une écriture sonore contrastée.

3. LAZE
© Fabien Parant pour Wasted

Pour groover en fin de soirée, rendez-vous devant LAZE. La DJ et productrice originaire de Marseille aime brouiller les frontières et revendique une approche qu’elle appelle “multivibe”, une expérience sans cases ni limites. Son univers, nourri d’imaginaires fantastiques et féériques autant que d’influences issues de la culture japonaise, se déploie dans des sets à l’énergie mouvante et immersive. Entre textures oniriques, poussées plus éclatantes et sonorités parfois bassy et digitales, elle construit des paysages sonores imprévisibles dont on a envie de faire l’expérience en live.

4. Alewya
© Bernice Mulenga

Chanteuse, productrice et créatrice visuelle qui se décrit comme une “peintre qui fait de la musique”, Alewya est née en Arabie Saoudite de parents éthiopiens-égyptiens puis a grandi dans l’Ouest de Londres. Sa musique sensuelle et organique est née d’une puissance artistique intimement liée à ses origines et à sa spiritualité. Adepte des improvisations, ses concerts sont un voyage. Un trip à découvrir sur la scène de We Love Green le samedi 6 juin, soit quelques semaines avant la sortie de son nouvel album, “Zero” à la fin du mois (Because) dont quelques titres comme “Eshi” sont déjà parus.

5. Olympe4000
© Slimbau Léo

House, techno, acid, électro, breakbeat, jungle, UKG, power house ou encore trance : Olympe4000 assemble les genres comme les pièces d’un même puzzle pour construire une matière sonore dense et euphorique qu’elle résume elle-même par une formule aussi précise que joyeusement excessive : « 90’s booty-bouncing adrenaline quality ». Ses sets refusent la ligne droite : pensés dans le détail mais toujours capables d’épouser l’énergie du moment, ils naviguent entre terrain de jeu pour oreilles curieuses et invitation très sérieuse à abandonner toute dignité sur le dancefloor.