2. Timothée Chalamet : enfin la consécration ?
Pour sa troisième nomination après “Call Me By Your Name” et “Un parfait inconnu”, l’incontournable twink franco-américain est en droit d’espérer décrocher enfin la timbale, d’autant qu’il domine nettement sa catégorie et se détache comme la seule évidence. Certes les évidences ne gagnent pas toujours, et d’ailleurs les hommes ont tendance à gagner tard (témoin son modèle Leonardo DiCaprio, qui a dû attendre sa sixième nomination à 42 ans pour l’emporter). Mais Chalamet est depuis toujours sa propre catégorie, hors de tout pronostic, et “Marty Supreme” se trouve être le véhicule parfait d’une consécration : le film, le rôle (celui d’un jeune garçon charmeur prêt à tout pour être champion du monde), la campagne semblent d’une seule et même matière, une seule énergie, un seul élan qui emporte tout sur son passage. Avec aussi à la clé la possibilité d’une panthéonisation similaire pour son réalisateur, Josh Safdie, qui peut passer du statut de coqueluche de l’indé à celui d’auteur de répertoire.