10. La mode pour toustes et pour de vrai
Alors que les podiums internationaux font marche arrière sur les questions de représentation, la Slow Fashion Week Marseille répond : “Pas d’ça chez nous !” Ici, l’inclusivité n’est ni un slogan ni un casting de circonstance, mais le reflet naturel d’une scène créative à l’image de la ville. Au défilé No No Future de MARJ, personnes malvoyantes, à mobilité réduite, queer, racisées, plus size ou mid-size partageaient la lumière. Au défilé Le Souffle du Mistral, les membres de la scène ballroom marseillaise et de la House of Gucci ont électrisé le stade Julien Baudon. Plus loin, le show L’été provençal et Studio Lausié ont réuni bébés, mères, grands-mères, ami·es et professionnel·les de la mode mano a mano. Cerise sur le gâteau : tous les événements étaient gratuits ou accessibles sur inscription. Ici, la mode ne se regarde pas de loin. Elle se vit. « On veut démocratiser la mode », conclut Marion Lopez. C’est pas la capitale, c’est Marseille, bébé.