1. La transformation de Hed Mayner
Invité d’honneur principal de cette nouvelle édition du Pitti Uomo, Hed Mayner, qui vit entre Bergame et Tel-Aviv, a marqué les esprits avec une collection riche et aboutie caractérisée par un tailoring repensé à travers des volumes, des torsions et des superpositions. Son défilé, qui s’est tenu dans la Palazzina Reale di Santa Maria della Novella, un joyau des années 1930 qui jouxte la gare de Florence, a ainsi été l’occasion pour le créateur israëlien connu pour ses silhouettes enveloppantes de nous montrer une fois de plus que le vêtement est son meilleur terrain de jeu. Au programme, des coupes qui lui sont propres et redéfinissent les corps avec des manteaux à la taille cintrée ou resserrés à l’arrière, des vestes aux épaules affûtées et aux manches qui s’évasent, des pardessus hybrides mêlant cape et pied-de-poule, de longues écharpes aux bords francs arrivant presque jusqu’au sol, ou encore toute une série d’accessoires comme ces foulards portés à la manière d’une matriochka d’Europe de l’Est, ou encore ces bonnets bords-côtes XXL accompagnés de boucles d’oreilles en argent façon pendentifs. Le tout dans une palette de couleurs hyper douce et chaleureuse allant du marron au camel, en passant par le beige, le gris, le kaki ou encore le blanc, sans oublier de-ci de-là quelques pièces en paillettes argentées. « Je voulais créer un univers où les vêtements accompagnent le corps, sans l’étouffer », a expliqué le designer lors d’une conférence le matin du show. Un pari d’autant plus réussi puisque pour la toute première fois le créateur a présenté 10 looks féminins avec notamment des pièces fortes comme un tailleur-jupe rayé ultra-chic, une veste biker aux épaules décalées, ou encore, clou du spectacle, une robe en daim plissé en forme de cône.