2. LE COMEBACK DE MCQUEEN
Après des années à officier pour le calendrier parisien, McQueen se réinstalle à Londres. Un retour maison qui coïncide davantage avec l’esprit de la dualité McQueen, que Seán McGirr interprète ici subtilement. Sur le podium donc une ode à la duplicité, au paradoxe, à la pureté poétique dans le sombre. Des créatures harnachées, cornées, adoucies par des fourreaux satinés, des corsets rigides avec des jupes drapées douces, des costumes à rayures mais avec des manches capes en trompe l’oeil, des matières presque organiques comme de l’organza bouillonnant, volanté, en mille-feuille, ou même la tête de mort maison, réinterprété façon maillage de crochet métallique. Une impression d’armure qui se joue dans les proportions avec des cols hauts, des épaules carrure de footballeur américain, des robes à hanches paniers conquérantes. Et parce que le kink n’est jamais bien loin, des mix de latex et dentelle fetish, de la résille rehaussée de fleurs, du latex et des plumes noires. De la transgression, du drama, mais toujours sublimé.